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12.04.2019 L’implant injectable d’une spin-off remporte la Seed Night

Il s’agissait d’être bref et pertinent. Les vingt-deux entrepreneurs qui ont présenté leur projet jeudi soir, avaient 90 secondes pour convaincre l’audience composée de plus de 250 alumni et investisseurs. L’implant injectable, présenté par Amélie Béduer, CEO de Volumina Medical, a convaincu tant les spectateurs que le jury. Ce biomatériau en phase de tests précliniques vise à combler des déficits en tissus mous, par exemple suite à une chirurgie dans le cas d’un cancer du sein. Il peut être injecté à l’aide d’une seringue et constitue une alternative potentielle aux traitements actuels, plus invasifs.

Pour ces entreprises en recherche de fonds, l’objectif était avant tout de faire grimper la jauge de la visibilité. Ce rendez-vous annuel, organisé conjointement par EPFL Alumni, les Innogrants -fond de soutien aux entreprises en démarrage-, ainsi que Venturelab, permet de renforcer les liens entre les diplômés de l’École et les jeunes entreprises. Et le réseau fonctionne de mieux en mieux. Un nombre croissant de diplômés ou d’entrepreneurs à succès investissent dans la prochaine génération d’entreprises.

La soirée a également permis aux entrepreneurs et futurs entrepreneurs présents de s’inspirer. Alors Steve Anavi, diplômé de l’EPFL, présentait son parcours de l’ingénierie au « serial entrepreneur », Madiha Derouazi expliquait comme elle est passée de l’idée d’un vaccin contre le cancer et de la fondation de sa start-up en 2012 à une entreprise forte d’une quinzaine de personnes et d’une levée 37 millions de francs. « Pour fonder une start-up, il faut être fort, résilient et surtout, ne pas perdre son enthousiasme », a-t-elle souligné.

Quatre finalistes ont été désignés par le public : Wakeit, Resistell, Volumina Medical et SwissDeCode. Pour les départager, une question subsidiaire leur a été posée : « qu’est-ce qui vous empêche de dormir ? » La réponse de la vainqueur a convaincu le jury qui l’a choisie notamment pour son « sens du devoir et de la responsabilité ». « De plus le produit qu’elle développe est une amélioration à quelque chose qui existe déjà. L’acceptation par les utilisateurs sera simplifiée », a souligné Steve Anavi. Pour Amélie Béduer, il s’agissait d’un défi puisque c’est la première fois qu’elle présentait ses activités à un public aussi nombreux. Mais ce n’est certainement pas le plus difficile de sa carrière d’entrepreneur : « la pression du temps est un facteur beaucoup plus central que dans la recherche académique. Le développement doit être rapide, les décisions doivent être les bonnes, afin de faire rentrer de l’argent. On n’a pas le droit à l’erreur. Il faut également savoir bien s’entourer à l’extérieur pour amener une complémentarité à l’équipe ». Le sérieux et l’ambition de la CEO font leurs preuves puisque Volumina Medical n’en est pas à sa première victoire.

 

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